07/09/2010

Témoignage. Samuel CARRAUX

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Photo.jpgsport extrême et foi

LE FREERIDER VALAISAN DE 25 ANS SAM CARRAUX NOUS RACONTE COMMENT SON FILM, THE WHITE WAY, A VU LE JOUR. RÉALISÉ PAR DES PROFESSIONNELS, IL UTILISE LE SNOWBOARD COMME SUPPORT POUR PARLER DE LA FOI. AUDACIEUX.

“Ce fut magique de trouver la foi, il y a quatre ans, et d’oser l’exprimer dans ce film. Le film délivre un message. Il existe quelque chose en nous qui peut nous rendre véritablement heureux, et pas seulement en surface.  Ce constat a changé ma vie. Avant, je pensais que le snowboard était le seul élément qui puisse combler mon sentiment de vide intérieur”.

Comment ça ? Comment la foi peut-elle te donner une telle satisfaction ?
En priant, je comble ce vide. Je sens le lien avec Dieu. Il me parle et me guide, mais il me laisse aussi faire mes propres expériences. Je me sens faire partie du grand tout.

Et comment avez-vous réussi à transposer ton expérience dans le film ? (Un film dans lequel Sam partage le rôle principal avec le skieur Jean-Pascal Charpilloz, également croyant)
Nous voulions transmettre une vision, une vision du snowboard et de ce monde, mais peut-être aussi de notre existence en ce monde. Le film raconte l’histoire de deux amis qui apprennent à mieux se connaître. L’un est croyant, l’autre a un père alcoolique et une famille qui va mal. Il vit l’enfer, succombe à la bouteille, tire son seul plaisir du snowboard et finit par s’ouvrir les veines. A l’hôpital, son ami lui rend souvent visite, et il commence à se poser pas mal de questions sur son existence. Sa quête spirituelle est transposée métaphoriquement à l’écran par l’ascension d’un sommet. On voit des flash-back de son passé. Plus il monte, plus il comprend que Dieu a toujours été là pour lui, et quand il arrive tout en haut, tout s’ouvre à lui, et il ressent une sensation d’harmonie totalement nouvelle. Mais ne vous inquiétez pas, le film est une fiction et le message n’est pas “faire la fête, c’est mal”. Désormais je vis ma foi au quotidien, tel un surfeur sur une vague sans fin, avec ses hauts et ses bas.

Dis-nous-en plus sur ton cameraman :
Il s’appelle Alberto Veronese et il est réalisateur indépendant. Il a déjà filmé des pubs pour Calvin Klein, entre autres. Au contraire de Jean-Pascal et de moi, il n’est pas croyant et il est même un peu marginal, mais il ferait tout pour le cinéma. Il a trouvé de l’intérêt dans notre projet, et il a voulu exploiter le sujet dans toute sa largeur. Il s’est investi à fond, sans être payé, bien que le projet ait duré trois ans.

Est-ce que tu as peur de la réaction des autres ? Revendiquer sa foi en public reste délicat, non ?
Oui et non. Ça fait partie de ma vie, et je n’ai aucune envie de nier ce qui me comble. Il s’agit simplement d’un autre regard sur la vie et le monde. Le monde a une conception très claire de la foi, mais ce que je vis entre en contradiction avec cette représentation. Quand je prie, je reçois quelque chose en retour, je le ressens et je n’ai aucun doute là-dessus. Mais l’effet inverse se produit aussi : quand je prie moins, j’en sens les conséquences. Quand je me mets en lien avec Dieu, c’est comme si je rechargeais mes batteries. Et c’est même bien plus que ça. Avec Dieu, on vit en grand, et non en petit. Tout prend racine en lui, l’ensemble de mon intégrité. Mon être tout entier est relié à cette source.

Qui est Dieu pour toi ?
Il est avant tout amour. Son but premier est de rétablir le bien-être en ce monde. Je le ressens quand je prie, et c’est sans contrainte. Je n’avais jamais rien ressenti d’aussi fort, émotionnellement parlant. Je vois Jésus comme quelqu’un de très patient… comme un être humain. Pour moi, Dieu incarne la liberté. Il est surprenant, parce qu’il t’offre toujours de la nouveauté, des situations que tu n’attends pas, et de la force et des idées pas encore exploitées. Il n’est pas de ceux qui te disent quoi faire, pas du tout.


Article ci dessus paru dans 7sky magazine

Article paru daAs-tu le sentiment qu’il est extérieur à toi ?

Oui, mais en priant, je crée le lien avec lui. Par cette voie, je me régénère à sa source, et je peux l’intégrer. Avant, je ne savais pas que cette source inépuisable, cet amour inconditionnel, existait. Dieu est là pour nous permettre d’expérimenter l’amour dans cette vie.
Dis-nous en plus sur ce film :
Réaliser ce film nous a beaucoup appris. Nous avons essayé de diffuser ce message sans forcer. Nous nous sommes entièrement consacrés à lui, et nous avons investi pas mal de temps libre et de temps d’études pour peaufiner notre scénario. Parfois, l’ambiance était tendue, mais ça aussi c’est normal et enrichissant, et ce fut une expérience unique d’avoir la chance de travailler avec cette personne hors du commun, qui en plus de tout cela a introduit le vrai cinéma.

Tu étudies la communication commerciale à Polycom. Quel est ton but ?

J’ai envie de pleinement m’accomplir, et de transmettre ma passion d’une manière inhabituelle. Ce film en est un bon exemple.ns la presse local, le Nouvelliste

Site de Sam Carraux

Interwiew de Samuel Carraux dans Chaback