30.03.2011

Prédicateur. Bob GASS

774395605rt.jpgBob Gass est né à Belfast, en Irlande du Nord. Il perdit son père à l'âge de treize ans puis sa mère, quelques années plus tard. Avec sa soeur cadette Ruth et son frère aîné Neil, il émigra vers les États-unis à l'âge de dix-huit ans. Profondément influencés par la foi
courageuse de leur mère, les trois enfants s'engagèrent très tôt dans le service du Seigneur. « La meilleure traduction que j'aie jamais trouvée de la Bible est la vie de ma mère ! » a dit un jour Bob Gass. Il se fit vite connaître pour ses talents d'évangéliste et d'homme de télévision, présentant chaque jour un programme matinal sur une chaîne nationale chrétienne, interviewant prédicateurs et écrivains, dont certains sont devenus ses amis, comme Bruce Wilkinson, et bien d'autres. Il a beaucoup voyagé à travers le monde, souvent invité à prêcher au cours de conférences où son talent d'orateur et sa connaissance profonde de la Bible attiraient de grandes foules. Il commença à écrire ses premières méditations en 1992, fruit de ses 40 années de ministère et à les envoyer à ses amis à travers le monde. Il participa aussi au développement, en Grande Bretagne, de la chaîne de radios et télévision chrétiennes UCB, leur offrant les textes qui allaient devenir la version originale de Sa Parole pour Aujourd'hui. Plusieurs millions d'exemplaires de cette brochure sont distribuées à travers le monde, en diverses langues, enrichissant et illuminant la vie d'un nombre toujours croissant de lecteurs. Bob Gass voyage beaucoup moins de nos jours, se consacrant surtout à l'écriture. Outre les méditations quotidiennes de Sa Parole Pour Aujourd'hui, il est l'auteur de nombreux livres. Il a aussi fondé et continue de financer un orphelinat en Roumanie, « Le village de l'espoir ». Il vit aujourd'hui près d'Atlanta, en Géorgie, avec sa femme Debby, qui l'aide dans son travail d'écriture.

Bob Gass ne vit pas en France, n'a jamais été pasteur dans notre pays et ne parle pas du tout notre langue ! Il est l'auteur des textes anglais de la brochure The Word For You Today, et traduits sous le titre Sa Parole pour Aujourd'hui par Jacques Defres, fondateur de l'association Éditions The Word France.

Bob Gass, décrit lui-même sa brochure comme « un simple coup de démarreur rapide par matins froids ! ». Son but est de relancer l'âme humaine un peu ankylosée par les soucis de la vie et la remettre à l'écoute de Dieu, l'inviter à venir à Lui, avec la simplicité de l'enfant totalement confiant en Son Père. Des millions de personnes à travers le monde lisent chaque jour les textes de Bob Gass. Nous vous proposons de recevoir chez vous gratuitement la brochure trimestrielle des messages de Bob Gass.

2982668051_1_5_EzYfhwWZ.jpgLes sept leçons de la croix

 

Leçon numéro 1 : Pardonnez à ceux qui vous font du mal.

 

"Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font." Luc 23:34

 

Deux petits garçons jouaient ensemble quand l’un d’eux, par accident, frappa l’autre avec un bâton. Ce soir-là, la maman du garçon qui avait été blessé lui dit, alors qu’il s’apprêtait à se coucher : "Mon fils, avant de t’endormir, tu dois pardonner à ton camarade." A contre-cœur celui-ci répondit : "D’accord, mais à moins que je meure avant de me réveiller demain matin, il a intérêt à faire attention à l’avenir et à bien se planquer !"

Nous sommes tous comme ce petit garçon : quand quelqu’un nous a blessés, nous trouvons difficile d’accepter qu’il l’a peut-être fait par inadvertance ou sans vouloir nous faire souffrir.

Pourtant, après les coups de fouet, les heures d’humiliation et la douleur des clous sur la croix, Jésus a prononcé ces paroles extraordinaires : "Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font."

Pardonner signifie que l’on refuse de se considérer comme une victime. En refusant de garder une dent contre les autres ou de vous venger vous prouvez que vous n’êtes plus sous le contrôle de ceux qui vous ont fait du mal. Jésus a dit : "Priez pour ceux qui vous persécutent" (Matthieu 5:44).

Dietrich Bonhoeffer, qui fut persécuté par les Nazis, a dit : "Dieu ne nous a jamais promis qu’en priant pour nos ennemis nous éviterions d’être exploités par eux. Ils continueront probablement à le faire, mais cela ne peut nous faire souffrir ni nous faire trébucher, tant que nous prions pour eux. En faisant cela nous leur donnons librement ce qu’ils ne peuvent se donner eux-mêmes !"

Tony Campolo demande régulièrement aux étudiants non-chrétiens de l’université où il enseigne ce qu’ils savent des enseignements de Jésus. La réponse est invariablement : "Aimez vos ennemis." Ce commandement demeure le meilleur exemple de ce qui différencie les Chrétiens des non-Chrétiens. Jésus a aussi affirmé : "Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement" (Matthieu 10:8).

Pratiquer le pardon est la réponse d’un cœur reconnaissant à Dieu pour avoir effacé une dette si grande qu’aucun paiement n’aurait pu l’acquitter.

Leçon numéro 2 : Rapprochez-vous des autres.

"Aujourd’hui même, tu seras avec Moi dans le paradis." Luc 23:43

La Bible nous dit qu’au moment où Jésus souffrait sur la croix, "l’un des deux criminels, attaché à une croix, l’insultait... Mais l’autre lui fit des reproches en disant : Tu n’as donc aucun respect de Dieu... Pour nous, ce châtiment n’est que justice : nous payons pour ce que nous avons fait, mais celui-là n’a rien fait de mal. Puis il ajouta : Jésus, souviens-Toi de moi quand Tu viendras régner. Jésus lui répondit : aujourd’hui même, tu seras avec Moi dans le paradis" (Luc 23:39-43).

Alors que l’un des criminels se moquait, l’autre reconnaissait ses péchés et recevait le pardon de Jésus. La grande vérité de la Parole de Dieu c’est que, même si cela dérange les esprits critiques et les bien-pensants, Dieu affirme : "Celui qui confesse ses péchés et les rejette obtiendra miséricorde" (Proverbes 28:13). Cette promesse s’adresse à toutes les âmes perdues, aux plus misérables et aux plus avilis des êtres humains.

Jésus aurait pu être absorbé par Sa propre souffrance au point de ne pas remarquer la douleur des hommes qui l’entouraient. Mais au contraire, compagnon de leur souffrance, Il se rapprocha d’eux avec amour. Du fond de Sa propre agonie, non seulement Il promit au brigand repentant la vie éternelle, mais Il l’encouragea avec ces mots incroyables : "Aujourd’hui même tu seras avec Moi dans le paradis."

voilà une leçon importante pour vous, une leçon que le patriarche Job avait apprise. Job perdit ses enfants et sa fortune en l’espace d’une seule journée avant d’être guéri et restauré au delà de ce qu’il avait perdu. Quelle est la clé de sa restauration ? Ecoutez : " Lorsque Job eut prié pour ses amis, l’Eternel le rétablit dans son ancienne condition. Il donna même à Job deux fois autant des biens qu’il avait possédés... Après cela, Job... vit ses descendants jusqu’à la quatrième génération" (Job 42:10-16).

Ce n’est qu’en nous rapprochant des autres et en cherchant à les toucher que nous nous épanouissons pleinement.

Leçon numéro 3 : Prenez soin de ceux qui dépendent de vous.

"Jésus dit à sa mère : Voici ton fils." Jean 19:26

Non seulement Marie perdait son fils avec la mort de Jésus, mais elle perdait aussi sa "couverture de protection" au sein d’une société où les femmes étaient traitées comme des parias dès que les mâles avaient disparu.

Tout en pleurant son chagrin de voir son fils ainsi martyrisé, Marie se demandait peut-être quel avenir allait être le sien. Jésus savait ce qu’elle pouvait ressentir. Malgré le chaos qui régnait autour de Lui, quand Il la vit devant la foule, près du disciple qu’Il aimait particulièrement, Il lui dit :" Voici ton fils." Puis s’adressant au disciple Il lui dit : "Voici ta mère."

Alors que les autres disciples avaient pris la fuite Jean était le seul à avoir accompagné Jésus jusqu’au Calvaire. Il alla même plus loin. La Bible nous dit, et l’histoire extra-biblique nous le confirme, que Jean s’acquitta de cette responsabilité et "qu’à partir de ce moment-là, le disciple la prit chez lui et la traita comme sa mère" (Jean 19:27).

Voici ce que vous devez retenir de cette leçon : ne soyez jamais aveuglé par votre propre souffrance au point d’ignorer le malheur de ceux qui dépendent de vous. Si vous êtes pris dans le filet de vos propres problèmes, vous vous imaginez que vos proches doivent comprendre ce que vous êtes en train de traverser, or ce n’est pas nécessairement le cas ! Même si vous ressentez le besoin de leur aide, ne les accablez pas de vos jérémiades et ne leur faites pas souffrir ce que vous souffrez vous-même.

La Bible dit : "Ne vous laissez pas conduire par votre égoïsme naturel... Considérez plutôt les autres comme plus importants que vous-même. Ne vous intéressez pas seulement à votre propre vie, mais aussi à la vie des autres" (Philippiens 2:3-4).

Jésus était toujours davantage préoccupé par les besoins des gens qui l’entouraient que par les Siens et nous devrions prendre exemple sur Lui !

Leçon numéro 4 : Adressez à Dieu seul les questions difficiles.

"Pourquoi M’as-Tu abandonné ?" Matthieu 27:46

A Golgotha Jésus a posé la question la plus déchirante qui soit : "Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonné ?" Ce sont les paroles du Psaume 22:1-3, où un David désespéré crie à Dieu son désarroi : "Pourquoi me laisses-Tu tomber aujourd’hui. Pourquoi demeures-Tu insensible à ma peine ?"

Avez-vous traversé un moment tel que celui-là ? La Bible nous dit qu’à Golgotha "Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur... pour que... nous devenions justes aux yeux de Dieu" (2 Corinthiens 5:21). Afin de briser l’esclavage du péché sur notre vie et rendre possible la rédemption divine, Jésus a dû subir une séparation temporaire d’avec Son Père. A ce moment précis Il se sentit totalement abandonné de Dieu.

Si vous vous êtes jamais senti désespéré et abandonné de tous, vous savez que dans un tel moment aucun humain ne peut apporter de réponse satisfaisante à votre question : "Pourquoi ?". Même s’ils veulent vous aider, vos proches et tous ceux qui vous aiment sont incapables de vous rejoindre.

Dieu seul peut verser sur votre cœur déchiré et désemparé le baume de la guérison et vous aider à comprendre un peu, ou du moins accepter ce qui est en train de vous arriver. Voilà la raison qui doit vous pousser à vous adresser à Lui.

Mais d’un autre côté, si vous adressez à Dieu les questions difficiles, vous devez être prêt à accepter Ses réponses et à agir en conséquence. La Bible nous dit : "Dieu a garanti sa promesse par un serment" (Hébreux 6:18).

Aussi, même si vous ne recevez pas la réponse que vous attendez, demeurez certain qu’Il vous écoute et vous comprend. Vous pouvez être certain également que "Dieu fait concourir toutes choses pour le bien de ceux qui l’aiment..." (Romains 8:28

Il envoie toujours la réponse la mieux appropriée à votre bien-être. Alors faites-Lui confiance !

Leçon numéro 5 : Acceptez le fait que vous n’êtes qu’humain.

"J’ai soif !" Jean 19:28

Souffrir la torture de la crucifixion dans la chaleur intense de la Judée et perdre de minute en minute les fluides de Son corps expliquent aisément pourquoi Jésus cria : "J’ai soif." Pourtant, quand on lui présenta une boisson qui contenait un léger calmant, "Il n’en prit pas" (Marc 15:23). Pourquoi ? Parce que le breuvage aurait émoussé Ses sens et Il tenait à rester lucide jusqu’au bout.

Ne vous y trompez pas, Jésus aurait pu appeler à Son aide une compagnie d’anges pour Le délivrer instantanément, mais Il avait choisi de mourir pour nos péchés. Il l’a dit Lui-même : "Personne ne prend Ma vie, Je la donne volontairement" (Jean 10:18). Cela explique aussi pourquoi Jean a écrit : "Jésus, sachant que maintenant tout était achevé, (Il venait de réaliser toutes les prophéties concernant la crucifixion), s’écria... J’ai soif !" Parce que les derniers mots qu’Il allait prononcer étaient si lourds de signification, Il tenait à ce que Sa voix soit forte et nette : "Tout est accompli."

Quand vous traversez une période sombre comme celle qu’a connue Jésus ce jour-là, vous risquez de ne plus pouvoir penser clairement et de perdre de vue le but ultime, à moins d’exprimer vos besoins à ceux qui vous entourent.

En acceptant le fait qu’Il avait soif Jésus nous rappelle qu’à certains moments de notre vie nous ne pouvons nous débrouiller tout seuls , que nous avons besoin de l’aide des autres. N’est-ce pas la raison pour laquelle Paul a écrit : "Aidez-vous les uns les autres à porter vos fardeaux. De cette manière, vous accomplirez la loi du Christ" (Galates 6:2) ?

David a dit : "Le Seigneur aime les Siens comme un père aime ses enfants. Il sait bien de quoi nous sommes faits, d’un peu de poussière..." (Psaume 103:13-14). En fin de compte Jésus prouva son humilité en reconnaissant qu’Il était humain et nous devons apprendre à nous comporter de même.

Leçon numéro 6 : Vous n’avez rien à ajouter !

"Tout est accompli" Jean 19:30

Le Tabernacle de l’Ancien Testament contenait plusieurs meubles, comme la table des pains de propositions qui représente notre besoin de relation avec Dieu, le chandelier qui représente notre besoin de lumière et de compréhension... mais il n’y avait aucune chaise. Pourquoi cette absence ? Parce que le travail du sacrificateur n’était jamais terminé, il ne pouvait jamais s’asseoir !

Mais après avoir crié : "Tout est achevé", Jésus retourna au ciel s’asseoir à la droite du Père, car l’oeuvre de la rédemption était terminée. Les mots grecs que nous traduisons par "Tout est accompli" (ou achevé) signifient plus précisément : "Payé dans sa totalité." C’est l’expression même que nous retrouvons sur les reçus de cette époque, lorsque la dette avait été acquittée complètement.

La mort de Christ a payé chacun des péchés que vous pouvez commettre entre votre berceau et votre lit de mort. Offrir vos bonnes oeuvres, pour payer même une infime partie de votre dette, est une insulte à Dieu !

Vous ne pouvez rien ajouter à un travail qui est terminé ! Pouvez-vous imaginer la scène suivante : vous remarquez dans la vitrine d’un ébéniste de renom une splendide table de bois sculpté offerte à la vente, vous entrez dans le magasin pour lui demander de vous prêter un rabot et vous lui dites le plus sérieusement du monde : "Cette table est belle, mais pas assez pour mon goût, je vais vous montrer comment faire !" Ne croyez-vous pas que l’ébéniste arrêtera votre geste et vous empêchera de gâcher la perfection de son travail ?

Ou encore, l’un de vos proches vous offre un cadeau hors de prix, vous sortez immédiatement un billet de 5 euros de votre portefeuille et vous lui dites : "Laissez-moi vous aider à en payer le prix." Plus votre offre de paiement est misérable, plus l’insulte au donateur est grande ! En outre vous volez au donateur le plaisir de vous faire un cadeau et vous méprisez le sacrifice qu’il lui en a coûté pour le payer.

Ecoutez : "C’est par grâce que vous avez été sauvés... Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se vante ni ne se glorifie" (Ephésiens 2:8-9). La foi qui sauve, c’est l’action de croire et d’accepter l’œuvre de Jésus-Christ, achevée une fois pour toutes à la croix !

Leçon numéro 7 : Abandonnez tout entre les mains de Dieu.

"Entre Tes mains Je remets Mon esprit." Luc 23:46

Certains des problèmes que nous affrontons dans la vie semblent être toujours les mêmes : soucis d’argent, disputes familiales, problèmes de santé... Même quand nous profitons d’une accalmie entre deux difficultés, nous nous morfondons en imaginant le pire de ce qui peut nous arriver demain et nous ne cessons de dire : "Pendant combien de temps vais-je devoir me battre, Seigneur ?"

Le seul moyen de jouir d’une paix profonde et durable est de tout remettre entre les mains de Dieu. Quand Jésus a crié : "Père, entre Tes mains Je remets Mon esprit", ce n’était pas un cri de défaite ou un aveu de démission, non, c’était en fait un acte de confiance totale. Jésus abandonnait tout le contrôle de sa vie à Son Père. Le sang du sacrifice avait coulé, l’œuvre du salut était achevée, mais avant de pouvoir prononcer ces paroles Jésus avait dû prier d’abord : "Que ta volonté soit faite, et non la mienne" (Luc 22:42).

Paul a écrit : "Je souhaite... connaître Christ et la puissance qui L’a ressuscité d’entre les morts... expérimenter Ses souffrances et la mort qu’Il a subie... afin d’être moi aussi un jour... ressuscité d’entre les morts" (Philippiens 3:10-11).

Nous souhaitons tous régner un jour avec Christ, mais il nous est plus difficile d’accepter de Lui soumettre notre volonté aujourd’hui. Il n’y a pourtant pas d’autre moyen de vivre la vie d’un disciple.

Jack Hayford a écrit : "Le seul chemin possible est toujours celui qui mène à la croix. La croix non seulement nous amène à Jésus, mais aussi à un mode de vie où la sagesse des plans de Dieu contrôle chacune de nos relations avec les autres, chacun de nos buts, et à une attitude face aux pires des difficultés de notre existence qui aurait été celle de Jésus lorsqu’Il marchait sur notre terre."

Quelles que soient les difficultés qui vous assaillent aujourd’hui, abandonnez-les entre les mains de Dieu une fois pour toutes. Vous ferez alors l’expérience de Sa paix et vous serez émerveillé des résultats qu’Il obtiendra à votre place 




 

Les commentaires sont fermés.